Je me suis toujours sentie minimaliste. (“Less is more” c’est mon credo !) J’aime le vide et possède peu d’objets. Je me suis rendu compte récemment que j’avais de plus en plus besoin d’ordre et de vide, car cela m’apaise et me permet de me recentrer.

Aujourd’hui je découvre que le minimalisme devient un véritable mode de vie alternatif, porté par les Américains Joschua Fields Millburn et Ryan Nicodemus. Le concept de minimalism, c’est vivre intentionnellement avec moins. Le documentaire Minimalism – a documentary about the important things(disponible sur Netflix entre autres) suit ces deux hommes dans la promotion de leur livre “minimalism: live a meaningful life” et parle de cette prise de conscience progressive sur notre manière de vivre et de consommer.

 

Bon, on pourrait les trouver un peu clichés ces deux repentis, autrefois accrocs au fric et au travail. Évidemment cette culture archi-consumériste ultra-libérale très ancrée chez les Américains n’est pas aussi forte en France. Et certains propos dans le film m’ont paru assez évidents.

Ce qu’on voit, c’est que cette mentalité est en train de changer là-bas : on commence à prendre conscience de la duperie et que ce modèle n’est pas le seul qui s’offre à nous. Les minimalistes ont le courage de porter un souffle nouveau à cette société américaine, une parole de simplicité. Tel le philosophe Diogène de Sinope, tout objet qui n’apporte pas de valeur à leur vie, est considéré comme encombrant physiquement et psychiquement. Plus simplement, c’est réfléchir avant d’acheter.

Voici quelques propos du film qui m’ont touché.

Le culte des objets

L’être humain est insatisfait. C’est cette insatisfaction qui nous pousse à faire tout ce que nous faisons. Nous agissons dans l’espoir d’obtenir toujours plus de satisfaction. Quand nous obtenons les choses, nous nous y attachons et en voulons toujours plus.

Nous sommes condamnés à souffrir tant que nous restons dans ce désir de posséder. En achetant, nous pensons combler un vide en nous, nous réaliser. Mais ce n’est qu’une illusion, si bien comprise et exploitée par la publicité. Nous n’avons pas besoin d’autant de vêtements, de voitures ou de jouets pour nos enfants. Nous accumulons les choses mais une petite partie de ceux-ci nous est utile. Les minimalistes proposent de faire le tri dans nos affaires pour ne garder que l’essentiel, nous permettant de satisfaire les besoins de base : un toit, de la nourriture et la sécurité.

Le monde à l’envers

Cette culture de la consommation effrénée provoque la destruction de notre habitat : nous achetons des quantités d’objets de mauvaise qualité, fabriqués dans des conditions qui impactent l’homme et la nature. Il est urgent de changer ce mode de vie car on ne pourra pas réussir à améliorer l’état de notre planète tout en conservant ce modèle.

La sociologue et économiste Juliet Schor parle du véritable sens de l’expression “être matérialiste”. Cela signifie : “se soucier des choses que l’on possède”. En d’autres termes, il convient de privilégier la qualité à la quantité dans notre mode de consommation.

L’esprit léger

Tout ce que nous accumulons doit être stocké. Alors, nous empruntons de l’argent pour espérer un jour posséder cette grande maison dont on ne profitera jamais entièrement. De plus, ces habitats surdimensionnés ne favorisent pas les interactions.

Dans l’étude menée par les architectes de LifeEdited, seuls 40 % des espaces sont utilisés dans une maison de ce type.

 

“Minimalism – a documentary about the important things” va à la rencontre de quelques personnes dont le mode de vie a radicalement changé, suite à un évènement dramatique ou la prise de conscience d’un mal-être. Certains vivent dans des toutes petites maisons, les tiny houses (j’adore !) ou dans des habitations à petits métrages et modulables, offrant des bénéfices sur les plans environnemental et social.

Une plus grande sérénité remplit la vie de ces gens. Moins de choses auxquelles penser, moins de choix à faire, moins de dépenses… tout est beaucoup plus simple au quotidien et l’esprit s’éclaircit.

La méditation comme soutien

Le minimalism est une quête de la conscience humaine. Il n’est donc pas étonnant que la méditation soit abordée dans le film. Cette pratique nous ouvre la voie vers davantage de maîtrise de nos émotions, de nos actes et progressivement, de chaque aspect de notre vie pour obtenir, enfin, la plénitude intérieure, la vraie.

Et vous ? Êtes-vous prêts à faire un peu de vide dans vos placards et votre tête ? :))

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